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Une fois le lien Montréal-Québec établi, des prolongements pourront
s'effectuer entre Montréal-Sherbrooke, Montréal-Gatineau, Québec-Saguenay,
Québec-Rimouski et Québec-La Beauce. Ces prolongements, selon l'IREC (voir
Coûts de construction), coûteront environ 9 M$ du kilomètre, ce qui équivaut
aux coûts d'une autoroute. Toutefois, ce moyen de transport sera beaucoup
plus durable qu'une autoroute, exigera moins d'entretien et de réparations
l'été, et n'engagera aucun déneigement l'hiver, ce qui représente une très
grande économie pour l'État à long terme. De plus, le monorail sera moins
dommageable à l'environnement, puisqu'il sera entièrement écologique. Mais
surtout, le monorail sera rentable à la longue, non seulement pour les
économies occasionnées pour l'État, mais parce que le monorail pourra
transporter autant des passagers (jusqu'à 75 par véhicules) que des
marchandises (jusqu'à 10 tonnes par unités).
Ce nouveau système de transport serait donc un outil formidable de
développement pour toutes les régions. Il pourra relier les grandes villes
régionales à la Métropole et à la Capitale, dans l'espace d'une heure, ou
d'une heure-trente environ, et ensuite relier la plupart des villes
régionales entre-elles, provoquant ainsi une activité de développement sur
le plan économique et culturel qui n'aura qu'à augmenter avec le temps. Les
régions ne seraient plus isolées des grands centres, en raison du prix
d'essence qui ne cesse d'augmenter, et qui rendra toute forme de transport
par voiture et par camion plus coûteux. En somme, sans le monorail, les
régions demeureraient à la merci des automobiles et des camions, rendant la
vie plus difficile, plus coûteuse et moins attrayante. Toutes les régions
seront gagnantes avec le monorail.
LA RÉGION DE SHERBROOKE, L'ESTRIE ET LA MONTÉRÉGIE
La région de Sherbrooke nous offre le meilleur exemple. Il y a déjà
beaucoup de développement en Estrie et en Montérégie. Mais ce
développement pourrait encore mieux se structurer, si le monorail liait non
seulement Sherbrooke à Montréal, mais toutes les villes environnantes, que
ce soit Coaticook dans le sud, Lac-Mégantic à l'est, Windsor, Richmond et
Drummondville au nord, de même que Magog, Cowansville, Granby, Marieville et
Chambly, pour enfin se rendre jusque sur l'île de Montréal via l'un des
ponts existants, en passant par Brossard ou St-Lambert. En fait, cette ligne
ne serait pas la seule qui deviendrait rentable en desservant la grand
région développée au sud du fleuve. Par exemple, une ligne pourrait relier
Valleyfield, Beauharnois et Châteauguay pour traverser via le Pont Victoria.
Une autre pourrait venir de Longueuil et de l'est du Québec pour se rendre au
Centre-ville de Montréal via le Pont Jacques-Cartier. Il pourrait y avoir
autant de lignes que nécessaires pour répondre à la demande venant des
régions de la Rive-Sud. Ce n'est qu'une question de bonne
planification.
TROIS-RIVIÈRES ET LA MAURICIE

Trois-Rivières pourrait être une autre région gagnante, car elle
pourrait, par le Pont Laviolette, se lier aux villes de la rive-sud du
fleuve, et bénéficier d'une ligne qui se prolonge jusqu'à Shawinigan et
Grand-Mère, pour éventuellement se rendre jusqu'à La Tuque. Tout cela est
possible avec un certain degré de planification.
GATINEAU
Évidemment, un lien Montréal-Gatineau-Ottawa sera prioritaire dans le
développement du monorail. Toutefois, rien n'empêche que la ligne, une fois
construite entre Montréal et Gatineau, puisse se poursuivre vers le nord et
atteindre Val-D'Or avant de se poursuivre jusqu'à Rouyn-Noranda et Amos.
Bien sûr que cela prendra du temps et ne pourra se réaliser que dans les
années 2020. Mais l'important est de savoir que tout cela devient possible
avec le monorail, tout en étant plus rapide et beaucoup plus économique à
construire qu'une nouvelle route pavée.
LE SAGUENAY

De même pour le Saguenay. Après que la ligne Québec-Saguenay sera
construite, en liant les deux villes par un trajet d'une heure environ, le
monorail pourrait ensuite relier Roberval, Alma, Jonquière, Chicoutimi et la
Baie dans un réseau local. Quel impact formidable un tel développement
aurait sur le Saguenay et Québec! Et rien n'empêche que le monorail
puisse éventuellement faire le tour du Lac-St-Jean, et préparer une ligne
qui se rendra par la suite jusqu'à Chibougamau et davantage au Nord. La
ligne Québec-Saguenay pourrait se réaliser avant 2020, quoique la suite ne
pourra se faire que durant les années 2020. Mais là encore, il s'agit de
planifier notre avenir. Le Québec est grand, muni d'un potentiel de
développement immense.
RIMOUSKI ET LA GASPÉSIE

Ce même scénario pourrait avoir lieu pour Rimouski et la grande région de
la Gaspésie. Rimouski pourrait être lié à Québec par un trajet d'une heure
et demi environ, avec des gares à Rivière-du-loup et à Montmagny. Autant ces
villes feraient partie de la banlieue de Québec, autant Québec deviendrait
la banlieue de ces villes régionales. Quel impact pour cette grande région!
Et rien n'empêche que le monorail puisse ensuite poursuivre son trajet et
faire le tour de la Gaspésie. Quel voyage merveilleux, sinon époustouflant,
que connaîtraient alors les Québécois et les milliers de touristes venus du
monde entier. Évidemment, une telle infrastructure devra agrémenter le
paysage, et non le défigurer. Et pour cela, il s'agit d'avoir le consensus
des citoyens locaux quand viendra le temps d'établir le tracé. C'est évident
que dans ce cas, le prix du passage ne serait pas 70$, comme entre Québec et
Montréal. Le prix reflèterait bien sûr la demande des passagers et des
services. Mais surtout, un tel trajet aiderait grandement le développement
de toute la Gaspésie, de mille et une façon.
BAIE ST-PAUL ET LE NORD
Un lien Québec-Baie-St-Paul ouvrirait la porte à un lien éventuel avec
Baie-Comeau et Sept-Îles, sinon la Côte Nord. Cela n'est pas un rêve. Le
Nord deviendra accessible non seulement à partir de Sept-Iles dans l'est du
Québec, mais de Chibougamau et de Val-D'Or dans le centre et l'ouest du
Québec. Tout cela est réalisable avec le temps. Toutefois, il faut commencer
par établir le lien par monorail entre Montréal et Québec. Tout le restant
devient alors possible.
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