En plus d'aider à régler les problèmes de transport à Montréal à moindres
coûts, la mise en place du monorail aurait un impact majeur sur le Québec,
autant sur l’économie que sur la culture. Avec un lien rapide d'une
heure environ entre Montréal et Québec, il ne serait plus question pour les
gens de la Capitale de rater une partie des Canadiens au Centre Bell, ni
pour les gens de la Métropole de manquer un spectacle grandiose au nouveau
Colisée de Québec. En général, le commerce sera stimulé, tout comme les arts
et les spectacles. Par ailleurs, la ligne Québec-Montréal aura des gares
éventuellement à Victoriaville, à Drummondville, et à St-Hyacinthe, avec un
lien via le Pont Laviollette pour Trois-Rivières et Shawinigan d’où
partiraient des unités, aux moments voulus, pour faire le trajet vers
Montréal ou Québec, en moins de 30 minutes. Le phénomène augmenterait le
bassin de population de ces grandes villes tout en contribuant à
l’essor des agglomérations situées le long de la 20 et de la 40 dont
certaines auraient éventuellement leur gare. Nous pouvons ajouter
autant de gares que nous voulons, avec des unités partant selon le besoin,
pour se rendre ensuite directement à Québec ou à Montréal. Avec une ligne
située du côté nord du fleuve, sur le terre-plein de la 40, ce corridor
aussi se développerait de mille et une façons tout en accueillant davantage
de population, dont un grand nombre travailleraient à Montréal ou à Québec.
Les médecins n’auraient plus d’excuses pour ne pas
s’installer en région.
Cette logique s’applique également aux autres lignes éventuelles,
comme celles entre Montréal-Sherbrooke, Montréal-Gatineau, Québec-Saguenay,
Québec-Rimouski, Québec-La Beauce, ou encore, Québec-Baie-St-Paul . Ces
localités deviendraient également des banlieues, soit de Montréal ou de
Québec. Et quoique les lignes régionales ne seraient pas aussi rentables au
début que la ligne Montréal-Québec, elles se payeraient à la longue, si
ce n’est qu’à partir du transport des marchandises. Une ligne
pourrait éventuellement se rendre sur la Côte-Nord, et/ou faire le tour de
la Gaspésie, et lier tout le Québec d’est en ouest, et du sud au nord.
Un tel réseau ouvrirait les vastes territoires qui sont présentement
inaccessibles au développement. Le potentiel est considérable. Non seulement
de nouveaux emplois seraient créés en ingénierie pour la construction et
l’opération du TrensQuébec, mais d’autres emplois de haut
calibre seraient engendrés à partir des nombreux projets de développement
connexes, autant au Québec que dans le monde. Des industries nouvelles
verraient le jour contribuant ainsi à améliorer la qualité de vie de tous
les Québécois(es), et cela pour des générations à venir.
Or, la première ligne, entre Montréal et Québec, nous placera dix ans en
avant de tous les autres pays du monde en matière de transport. Le Québec
deviendrait le leader incontesté dans le domaine en créant de nouvelles
possibilités d’affaires aux É.-U., en Europe, en Asie, en Afrique, en
Amérique latine, etc. Si nous agissons avec détermination, nous risquons
même de demeurer les premiers au monde dans le domaine pendant plusieurs
années encore. Le monorail marquera le début d’une nouvelle ère pour
le Québec tout en rendant l’accès au territoire québécois plus facile
et trois fois plus rapide.